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Thème d'étude : Changement climatique
Synthèse :
La relation entre l’évolution du climat et la concentration en CO2 est encore relativement incertaine, surtout pour les prévisions à 90 ans ; plutôt que d’engager d’importantes dépenses sur la base d'hypothèses faiblement avérées, il semble préférable de renforcer la recherche fondamentale, et accélérer le développement économique mondial, pour être mieux armé si, un jour, le problème se confirme véritablement. |
The relationship between the climate variations and the CO2 concentration is still uncertain, particularly as regards the 100 years forecasts; instead of launching sizable expenses based on unproven assumptions, it seems more advisable to accelerate the scientific research and improve the global economic development, so as to be better prepared if and when the real problems come.
L’Europe de l'Ouest a commencé à connaître un réchauffement depuis l’époque de Louis XV, bien avant les cheminées d'usines de la révolution industrielle. La température moyenne mondiale n’est mesurée avec une bonne précision que depuis quelques décennies (les estimations pour 1850 à 1900-1950 comportent de larges incertitudes). Cette température mondiale moyenne a montré une diminution entre 1945 et 1975 - époque où de grandes quantités de CO2 étaient pourtant rejetées dans l’atmosphère – puis un réchauffement jusque vers 1998, et une stabilisation avec légère baisse depuis lors.
Ceci étant, d’importantes émissions de CO2 ont accompagné le développement industriel depuis 1850, et la concentration en CO2 de l’atmosphère est passée de 150 ppmv à 360 ppmv de nos jours. Il n’est donc pas impossible d’attribuer la responsabilité du léger réchauffement observé à cet accroissement du CO2, même si la quantité de cet autre gaz à effet de serre qu’est la vapeur d’eau est incomparablement supérieure à celle du CO2.
Mais il n’y a pas de certitude - en particulier, le rôle des océans est mal compris et il peut être déterminant : dès lors, est-il justifié de consacrer des efforts financiers de grande ampleur au traitement des émissions de CO2 ? La faim dans le monde n'est-elle pas une urgence plus proche et plus concrète ? L’Union Européenne engage des programmes qui coûteront 100 milliards d’euros par an… Certes, une part de ces programmes se justifiera d’elle-même si le prix du pétrole remonte rapidement (et la main-d’œuvre consacrée à l’isolation du bâtiment se rentabilisera, c’est-à-dire en réalité que ces tâches se développeront spontanément, sans qu’il y ait besoin d’argent public).
A l'inverse, si le coût de l’énergie fossile reste faible (en euro constant), les importants programmes publics engagés (nucléaire, énergies renouvelables, transport ferroviaire, isolation du bâtiment…) ne trouveront pas de bonne rentabilité, et les emplois y consacrés seront peu justifiés - ce qui veut dire appauvrissement collectif, tendance à la décroissance.
Il semble préférable au total de se limiter à développer des programmes de recherche scientifique et technique pour mieux caractériser le problème et les moyens d'y faire face, et aussi d'agir pour élever le niveau de vie général, notamment en Afrique. Ainsi nous améliorerons rapidement la situation économique mondiale, et serons mieux équipés le jour où le problème se concrétisera réellement – peut-être dans 40 ou 50 ans...
Les économistes parlent de la "valeur d'option", apportée par l'attente d'en savoir plus : l'IEGRE mène actuellement une évaluation de cette valeur d'option, et fera connaître ses résultats. Il est étonnant que la seule voix recevable sur les évaluations économiques concernant le réchauffement soit celle de N. Stern... D'autant que sa décision de retenir un faible taux d'actualisation (qui a pour effet d'accroître le coût présent des éventuels dommages futurs) est assez contestable dans ce contexte, qui n'a rien à voir avec une décision d'investir dans un business, mais est marqué par la technologie, donc affecté d'un fort taux de variabilité : cela milite au contraire pour un taux d'actualisation élevé.
Il sera important, par ailleurs, de voir les résultats des enquêtes sur de possibles falsifications de données techniques apparues en décembre 2009. La crise de crédibilité qui affecte soudainement le GIEC fin 2009 début 2010, ajoutée à l'échec de Copenhague, commence à faire sentir ses effets sur les opinions publiques, dont une bonne part manifeste son scepticisme.
Nous souhaiterions que des politico-sociologues étudient ces situations d'unanimisme de façade, qui mènent à rejeter toute remise en cause et à stériliser toute possibilité de dialogue - et finissent brusquement par imploser d'un seul coup.
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