Accueil   Notre Charte   Qui sommes-nous ?   Méthodologie Générale   Evaluation Etudes d'impact   Contact 
 
 
Thèmes d’étude 
 Pollution de l'Air
 Agriculture
 Bruit
 Changement Climatique
 Chimie
 Déchets
 Eau
 Energie
 Nature, Biodiversité
 Sanitaire
 Transports
 Urbanisme
 
Actualités 
- Algues Vertes : le bon  
outil est la Banque du
Lisier

- Agriculture sans PAC et
 marchés à terme

- Copenhague : politique,
science, économie

- Evaluation des études
d'impact des projets
de loi

- Le Public et l'Expert en
Environnement

- Plomb dans l'eau de bois-
son : notre action pour
économiser 10 milliards
d'euros

Thème d'étude : Changement climatique

Synthèse :
La relation entre l’évolution du climat et la concentration en CO2 est encore relativement incertaine, surtout pour les prévisions à 90 ans ; plutôt que d’engager d’importantes dépenses sur la base d'hypothè-ses faiblement avérées, il semble préférable de renforcer la recherche fondamentale, et accélérer le développement économique mondial, pour être mieux armé si, un jour, le problème se confirme véritable-ment.

The relationship between the climate variations and the CO2 concentration is still uncertain, particularly as regards the 90 years forecasts; instead of launching sizable expenses based on unproven assumptions, it seems more advisable to accelerate the scientific research and improve the global economic development, so as to be better prepared if and when the real problems come.


L’Europe de l'Ouest a commencé à connaître un réchauffement depuis l’époque de Louis XV, bien avant les cheminées d'usines de la révolution industrielle.

Pour mesurer réellement la "température moyenne mondiale" - le seul indicateur  vraiment significatif - il faut un réseau de satellites, plus des stations au sol partout, y compris en Antarctique et sur les océans ; ceci n'est en place que depuis 1970 environ, ce qui veut dire qu'on ne dispose que de 35 ans de données réelles pour caler les modèles informatiques de simulation qui visent des projections sur les 90 ans à venir : une telle durée d'observations réelles semble insuffisante.
 
Cette température mondiale moyenne - telle qu'on pouvait l'estimer - a montré une diminution entre 1942 et 1979 - époque où de grandes quantités de CO2 étaient pourtant rejetées dans l’atmosphère – puis un réchauffement jusqu'en 1998, et une stabilisation jusqu'à aujourd'hui : depuis 11 ans, le réchauffement de la planète s'est arrêté !

Ceci étant, d’importantes émissions de CO2 ont accompagné le développement industriel depuis 1850, et la concentration en CO2 de l’atmosphère est passée de 150 ppmv à 360 ppmv de nos jours. Il n’est donc pas impossible d’attribuer la responsabilité du léger réchauffement observé à cet accroissement du CO2, même si la quantité de cet autre gaz à effet de serre qu’est la vapeur d’eau est incomparablement supérieure à celle du CO2.
 
Mais il n’y a pas de certitude - en particulier, le rôle des océans est mal compris et il peut être déterminant : dès lors, est-il justifié de consacrer des efforts financiers de grande ampleur au traitement des émissions de CO2 ? La faim dans le monde n'est-elle pas une urgence plus proche et plus concrète ? L’Union Européenne engage des programmes qui coûteront 100 milliards d’euros par an… Certes, une partie de ces plans se justifiera d’elle-même si le prix du pétrole remonte sensiblement dans les années qui viennent (et, dans ce cas, la main-d’œuvre consacrée à l’isolation du bâtiment et autres tâches d'économie de consommation se rentabilisera, c’est-à-dire en réalité que ces tâches se développeront spontanément, sans qu’il y ait besoin d’argent public).
A l'inverse, si le coût de l’énergie fossile reste faible (en euro constant), les importants programmes publics engagés (nucléaire, énergies renouvelables, transport ferroviaire, isolation du bâtiment…) ne trouveront pas de bonne rentabilité, et les emplois y consacrés seront peu justifiés - ce qui veut dire appauvrissement collectif, tendance à la décroissance. Souvenons-nous du Club de Rome : aujourd'hui, le prix du pétrole n'a pas encore rattrapé celui du second choc pétrolier de 1978, en dollars constants. Et on trouve des possibilités techniques nouvelles potentiellement considérables (le gaz non conventionnel...).

Il semble préférable au total :
      - de se limiter à développer des programmes de recherche scientifique et technique pour mieux caractériser le problème et déterminer les meilleurs moyens d'y faire face, et aussi
      - d'agir pour élever le niveau de vie général, notamment en Afrique - car  là il y a une vraie urgence.
Ainsi nous améliorerons rapidement la situation économique, sociale et culturelle mondiale, et nous serons mieux équipés le jour où le problème se concrétisera réellement – peut-être dans 40 ou 50 ans...

Les économistes parlent de la "valeur d'option", apportée par l'attente d'en savoir plus : l'IEGRE mène actuellement une évaluation de cette valeur d'option, et fera connaître ses résultats.
Il est étonnant que la seule voix relayée par les médias et les politiques sur les évaluations économiques concernant les effets du réchauffement soit celle de N. Stern...
N'oublions pas que cet auteur - dont la compétence est hors de doute - a retenu toutes les hypothèses les plus défavorables dans son calcul : par exemple la rétroaction positive de fusion du permafrost due au réchauffement, qui à son tour dégagerait encore du méthane... Il aurait pu prendre une rétroaction négative, comme l'accrois-sement de la nébulosité due à une augmentation des évaporations océaniques, qui diminuerait l'intensité solaire... D'autre part, sa décision de retenir un faible taux d'actualisation (qui a pour effet d'accroître le coût présent des éventuels dommages futurs) paraît assez discutable dans ce contexte, qui n'est pas celui d'une décision d'investir dans un business, mais est lié à la technologie, donc affecté d'un fort taux de variabilité : cela militerait au contraire pour un taux d'actualisation élevé.

Il sera important, par ailleurs, de voir les résultats des enquêtes sur de possibles  manipulations de données techniques apparues en décembre 2009. La crise de crédibilité 
qui affecte soudainement le GIEC fin 2009 début 2010, ajoutée à l'échec de Copenhague, commence à faire sentir ses effets sur les opinions publiques, dont une bonne part exprime maintenant des réticences - et dont les médias acceptent de se faire l'écho.
Nous souhaiterions que des politico-sociologues étudient ces situations d'unanimisme de façade, qui mènent à rejeter toute remise en cause et à stériliser toute possibilité de dialogue - et finissent soudainement par imploser d'un seul coup.

Voir Communiqué et Graphique joints sur la stabilisation des températures mondiales depuis 1998./images/files/20100724communiqearretrechauffementclimatique.pdf

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 Accueil   Actualités