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Thème d'étude : Chimie
Synthèse :
Il est utile de repérer les produits chimiques porteurs de risques, mais il est illusoire de vouloir démontrer que les très nombreux composants qui existent sont absolument inoffensifs, et exiger qu'ils soient interdits tant que la démonstration n'est pas faite. |
It is useful to identify the chemical products which can have a sanitary impact, but it would not be reasonable to demand a 100% proof of no risk for the thousands products which are developed by the chemical industry.
Les alertes à la dioxine ou aux PCB (alertes médiatiques principalement, car les risques de réel danger sont faibles), ou encore l'explosion de l'usine AZF, sont restés dans les mémoires pour justifier la mise en oeuvre d'investigations minutieuses sur tous les risques possibles avant mise sur le marché de tout nouveau produit chimique.
Il en est résulté l’adoption de la directive européenne REACH, qui prévoit que toutes les substances chimiques devront faire l’objet de telles études. Elles sont au nombre de 30.000 environ !
Cette démarche fait référence au "principe de précaution", mais il y a un malentendu sur ce que dit réellement le principe de précaution. Il n'oblige pas le promoteur d'un produit à démontrer l'absence de risque quel qu'il soit : ce qui est quasi impossible en pratique, puisqu'on ne peut pas étudier la totalité des hypothèses possibles, la science n'est pas au bout de ses découvertes.
Et la conséquence concrète de REACH sera le ralentissement de la mise de nouveaux produits sur le marché, avec renchérissement sensible des coûts, particulièrement néfaste pour les petites entreprises chimiques - le tout pour un bénéfice sanitaire extrêmement réduit.
Des principes fondamentaux de toxicologie ne sont pas pris en compte dans cette démarche :
- "la dose fait le poison" (en-dessous de certaines valeurs, les risques sont très faibles),
- "dans la quasi-totalité des cas, il y a un effet de seuil" (l'impact sanitaire disparaît complètement en-dessous d'une valeur seuil).
Il paraîtrait sensiblement plus raisonnable de faire appel à la notion de responsabilité, et de prévoir sanctions et réparations en cas de problème. Certes il vaut mieux prévenir que guérir, mais quand le problème n’est pas défini, la prévention est beaucoup plus difficile.
La plupart des tests nécessaires se font par expérimentation animale, et il est prévu actuellement que le nombre minimum d'animaux à sacrifier pour REACH sera de 9 millions, ce qui ne laisse pas d'émouvoir les associations.
Pourquoi tester des produits qui sont sur le marché depuis 50 ans sans problème ? Pourquoi tester les produits intermédiaires, qui ne sortent pas des ateliers de production et sont manipulés par des techniciens compétents, dûment protégés ? (Commentaires de C. Chavane).
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