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Thème d'étude : Energie

Synthèse :

Il est envisageable d'augmenter la part du nucléaire dans les pays développés (autres que la France). La hausse inéluctable du prix des hydrocarbures entraînera la montée des énergies renouvelables, sans besoin de forts subventionnements. Quant à vouloir détourner la Chine et l'Inde d'utiliser leur charbon, c'est probablement difficile avant longtemps.


It seems advisable to increase the share of the nuclear energy in the developed countries (other than France). The price increases which will inevitably affect the oil and gas will help to boost the renewable sources, without public money. Trying to dissuade China and India to use their coal is probably unfeasible before long.

La citation : "Le Ministère de l'impossible", Robert Poujade, 1975 : "J'ai favorisé autant que je l'ai pu les expériences de voitures électriques : notamment en soutenant l'opé-ration entreprise en commun entre l'EDF et la Régie Renault".
Discours rigoureusement identique 35 ans plus tard...


Nucléaire :
Les coûts du traitement des déchets nucléaires à vie longue, et ceux du démantèle-ment des réacteurs en fin de vie sont actuellement inclus dans les prix de vente de l’électricité, par le biais de provisions calées à des niveaux sensiblement adéquats ; les risques d’accidents graves semblent mieux maîtrisés dans les pays développés depuis quelques années, mais les montants des dommages possibles sont extrême-ment élevés ; il faut mettre fin aux garanties contre accidents graves gratuitement offertes par le contribuable actuellement dans les pays développés, et les remplacer par des assurances privées : leur coût sera sensible, étant donné l'ampleur des sinistres possibles (à noter que cette démarche ressortit au principe de prévention et non pas de précaution).
Il est donc envisageable d’accroître le parc de réacteurs, mais pas dans les pays instables politiquement, sismiquement, climatiquement - et sans doute pas non plus en France où nous avons probablement déjà dépassé le niveau optimum. Pour la France, il conviendrait d'examiner l'ouverture à la concurrence de l'exploitation des réacteurs existant.

Hydrocarbures (pétrole, gaz…) :
Leur prix ne peut qu’augmenter à moyen terme, avec la forte hausse mondiale des consommations due à l'indispensable développement des pays du tiers monde, et avec la raréfaction des ressources ; cela entraînera des diminutions de consommation dans la suite, sans qu’aucune intervention publique soit nécessaire.
Les recherches sur la voiture électrique (notamment le stockage de l’électricité) finiront par apporter de bonnes solutions, sans qu’il y ait besoin de lourds subventionnements publics.


Charbon :
Il constitue une ressource incontournable pour des pays comme la Chine et l’Inde, qu’il serait illusoire de vouloir détourner de son usage – d’autant plus quand le prix du pétrole remontera.

Energies renouvelables :
Elles feront l’objet d’une relance spontanée lorsque les énergies fossiles se raréfieront ; dans l’intervalle, faisons de la recherche fondamentale pour faire évoluer les techni-ques, mais ne subventionnons pas éoliennes ni cellules photovoltaïques - tout le contraire de ce qui est fait actuellement.

Isolation du bâtiment :
Même analyse que pour les énergies renouvelables.

Méthode générale :
On dit souvent que l'utilité de l'intervention publique est de permettre à la société de se préparer avant que le problème ne se pose ; cela présente en effet l'avantage d'amortir les chocs brutaux.
Mais à l'inverse, l'intervention s'avère inutile si la conjoncture reste longtemps favorable (le prix du pétrole est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était en 1981, en monnaie constante) ; comme il est impossible de savoir ce qui se passera - au-delà des tendances à très long terme -, et que la subvention qui finalement se révèle peu utile est coûteuse, et qu'elle détourne des ressources d'autres usages mieux justifiés, il vaut probablement mieux s'abstenir.



 

 


 
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