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Thème d'étude : Eau

Synthèse :
Les outils de marché permettent de mieux gérer la disponibilité de l’eau, ainsi que les risques d’inondation.
Pour la pollution de l’eau (plomb, nitrates…), les risques sanitaires qui existent encore sont extrêmement faibles, et le coût de leur réduction est sensiblement élevé. Pour les nitrates, la question se relie aux nécessaires évolutions agricoles (créer une banque du lisier).

The market tools allow to better manage the water availability, and also the flood risks. As regards water pollution (lead, nitrates...) the health risks which still exist are very low, and the cost to reduce them further would be substantial. The nitrate issue is related to the necessary agriculture structure improvements.

 

Disponibilité de l'eau :
L'eau fait l'objet d'une demande mondiale en rapide croissance, qui accompagne l'augmentation générale du niveau de vie. A moyen terme, la question se traitera principalement en termes de disponibilité d'énergie, pour dessaler l'eau de mer.
Dans l'intervalle, il s'agit de préserver la ressource autant que possible, et la meilleure approche pour cela reste l'appel à la responsabilité individuelle,  notamment en permettant aux acteurs de gérer eux-mêmes leur utilisation de l'eau. Le principe est de faire payer aux utilisateurs le prix réel de la disponibilité de l'eau. Ou encore par des marchés de droits d'utilisation d'eaux souterraines librement transférable moyennant finances.
Faire payer le juste prix de l'eau aux agriculteurs qui pratiquent l'irrigation permettra d'optimiser la consommation (la rentabilité des systèmes de goutte à goutte sera sensiblement accrue), au lieu des importantes surconsommations actuelles.

L'alternative présentée par certains, de considérer l'eau comme un bien public parce qu'indispensable à la vie, nous paraît difficilement justifiable : l'alimentation aussi est indispensable à la vie, ou le vêtement...

Inondations :
Mettons fin aux indemnisations publiques des dommages résultant des inondations (par abrogation, avec préavis, de la loi du 13 juillet 1982 instituant les procédures d'"état de catastrophe naturelle") ; ainsi ce sont les compagnies d’assurance qui constitueront le véritable recours, et elles demanderont des primes sensiblement plus élevées pour les habitations situées en zone inondable (lit majeur de rivière, côte basse exposée...) ; leurs propriétaires prendront alors des mesures de protection, ou encore ils envisageront de se déplacer.

Pollution de l’eau :
     - par le plomb pour l’eau du robinet : le saturnisme (qui provoque notamment un retard cognitif chez les jeunes enfants) est une maladie qui a quasiment disparu pour ce qui concerne le plomb contenu dans l'eau (le peu qui reste est dû aux anciennes peintures) ; il n’y a donc pas de mesure particulière à prendre pour l'eau, sauf dans les cas où le coût est mineur ; écartons l'option du remplacement systématique des canalisations privatives en plomb, qui coûterait 10 milliards d'euros pour un bénéfice sanitaire extrêmement réduit dans les régions où l'eau n'est pas acide (certains affirment que ce remplacement est légalement obligatoire, alors que cette mesure n'est pas imposée dans les réglementations européenne et française - la loi sur le "logement décent" peut être appliquée via la pose d'un filtre sur le robinet de l'évier),
     - par les nitrates d’origine agricole : la maladie qui affectait les nourrissons du fait des nitrates a pratiquement disparu ; le seul problème qui subsiste est celui des proliférations d'algues vertes sur certains littoraux européens (notamment en Bretagne nord) : des moyens moins coûteux existent pour les combattre que de vouloir limiter à 10 mg/l la teneur en nitrate des eaux des rivières ; il n'en reste pas moins qu'il est nécessaire de mieux équilibrer les épandages d'effluents d'élevage, ce qui permettra en plus de diminuer les achats d'engrais minéraux (le recours aux techniques de "Banque du lisier" serait souhaitable).

 


 
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